Comment bien respirer ?

Comment bien respirer ?

10.10.2026

On nous dit souvent qu'on respire mal, mais qu'est-ce que bien respirer ? Et pourquoi est-ce une meilleure manière de faire ?

Par le nez

Une respiration par le nez, recommandée dans tous les textes traitant du Pranayama, a des avantages confirmés scientifiquement. Le nez permet de filtrer l’air pour en retirer les particules polluantes, l’humidifie et le met à la température du corps, ce qui lui permet d’être intégré plus facilement par les poumons. De plus, la petite taille des conduits d’air que sont nos narines apporte d’autres avantages : ils réduisent la vitesse d’entrée de l’air dans les sinus, ce qui est moins perturbant pour les tissus mous, et cette vitesse réduite associée à la taille des canaux entraine automatiquement un ralentissement de la respiration.

Une respiration par le nez la nuit évite les ronflements, diminue les risques d’apnée du sommeil, diminue la déperdition d’eau et les passages nocturnes au toilettes. Cela aide également à un meilleur sommeil que la respiration par la bouche : comme on l’a vu, elle est plus rapide que par le nez, ce qui peut maintenir dans un état d’éveil car notre organisme interprète cette respiration rapide comme le signe d’une menace.

Lentement

Deux paramètres qui peuvent devenir automatiques conduisent à un ralentissement de la respiration : le fait de respirer par le nez comme nous venons de le voir et avec le diaphragme.

On considère qu’une respiration de 12 à 20 cycles par minute est une durée normale de nos jours. Il y a 40 ans, les valeurs normales étaient entre 8 et 10. Dans les livres de physiologie, une respiration de 6 cycles par minute, valeur retrouvée dans de nombreux exercice de respiration, est considérée comme symptomatique d’un problème grave nécessitant une intervention médicale.

Cependant, une respiration lente favorise l’activité parasympathique du système nerveux, ce qui conduirait à une augmentation du calme et le lancement des activités du corps en ce sens (digestion, diminution de la taille des pupilles, ralentissement de la fréquence cardiaque …)

Moins

Respirer moins est différent de respirer lentement.

En respirant plus lentement, la quantité d’air qui est échangée avec l’extérieur peut rester la même : on diminue la fréquence mais on augmente l’amplitude. Ici, l’objectif est de diminuer cette quantité, que l’on appelle volume tidial. Le fait de moins respirer entraine une augmentation de la concentration en CO2 dans le sang, ce qui conduit à un effet Bohr permettant une meilleure distribution de l’O2 aux cellules. C’est en tout cas ce qu’avançait Buteyko, le père de cette technique.

BKS Iyengar va plus loin dans cette idée de respirer moins : pour lui, « La vie du yogi ne se compte pas au nombre de ses jours, mais au nombre de ses respirations ».

Pour aller plus loin

Le Podcast Biologie du Yoga - Saison 1 : La respiration

Respirer - James Nestor

La respiration - Stephane Janssoone

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